Le Centre Moussalaha a donné le coup d’envoi, lundi à la prison locale de Salé, d’une nouvelle session de son programme de réhabilitation destiné aux jeunes détenus âgés de moins de 20 ans poursuivis en vertu de la loi antiterroriste. Cette initiative est menée en coordination avec la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).
Cette nouvelle promotion rassemble 25 bénéficiaires qui suivront un parcours d’accompagnement étalé sur six mois. L’objectif est de favoriser leur réhabilitation intellectuelle et sociale à travers une approche axée sur la réflexion critique, le dialogue et la promotion des valeurs de citoyenneté, de tolérance et de modération.
Le programme repose sur l’intervention d’une équipe composée de spécialistes issus de plusieurs disciplines. Encadrement religieux, accompagnement psychologique et suivi éducatif constituent les principaux piliers de cette démarche visant à déconstruire les discours extrémistes et à encourager l’adoption de références alternatives fondées sur le vivre-ensemble.
Les responsables du programme soulignent également l’importance de l’environnement familial dans le processus de réinsertion. Des rencontres d’écoute et de communication avec les proches des bénéficiaires sont ainsi prévues afin de renforcer les chances de réussite du parcours engagé.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas et président du Centre Moussalaha. À cette occasion, il a animé une rencontre d’orientation consacrée à plusieurs questions intellectuelles et éthiques.
Lors de son intervention, il a notamment insisté sur le rôle du savoir dans la construction de l’individu et le développement des sociétés, soulignant l’importance de la réflexion critique et de l’ouverture intellectuelle dans le parcours de réhabilitation.
Selon le Centre Moussalaha, les jeunes bénéficiaires ont manifesté un intérêt marqué pour les différentes activités proposées et ont affiché leur volonté de tirer profit de cette expérience. Les responsables du programme estiment que cette dynamique constitue un levier important pour favoriser une réinsertion positive après la période de détention.
Mis en place pour accompagner les personnes impliquées dans des affaires d’extrémisme et de terrorisme, le programme Moussalaha s’inscrit dans une stratégie plus large visant à prévenir la récidive et à renforcer les mécanismes de réintégration au sein de la société.


